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Motion sur le Ser­vice nation­al uni­versel Fédéra­tion anar­chiste 78éme Con­grès (Amiens juin 2019)

NON, le Ser­vice nation­al uni­versel ne passera pas !

Dès leur orig­ine, les États se sont con­stru­its sur la con­sti­tu­tion de forces armées, l’encadrement de leur pop­u­la­tion et le pil­lage des peu­ples environnants.

Depuis 1995, les armées français­es ont été engagées dans 106 OPEX (Opéra­tions extérieures) telles « Ser­val » au Mali et « Barkhane » au Sahel. Mais il y a aus­si les « enne­mis de l’intérieur », et les OPINT (Opéra­tions intérieures) habituent les pop­u­la­tions à côtoy­er régulière­ment des sol­dats armés, par exem­ple avec « Vigipi­rate » et « Sentinelle ».

La « fab­rique du con­sen­te­ment » de l’État com­mence par le lavage des jeunes cerveaux : « La cul­ture de défense et de sécu­rité nationale est inscrite dans le socle com­mun de con­nais­sances et de com­pé­tences que les élèves doivent acquérir pen­dant leur sco­lar­ité à l’école, au col­lège et au lycée », Min­istère de l’Éducation nationale, 2015.

En 2018, Macron promet « un ser­vice nation­al de durée courte, oblig­a­toire et uni­versel encadré par les armées et la Gen­darmerie nationale » et nomme un groupe de tra­vail présidé par le général Menaouine, avec pour objec­tif d’« incul­quer aux jeunes la dis­ci­pline, l’autorité, les pri­or­ités stratégiques de la France », ajoutant que « ce ser­vice nation­al servi­ra en cas de crise à dis­pos­er d’un réser­voir com­plé­men­taire de la Garde nationale ».
Pour rap­pel, le SNU ou sem­blant de SNU était pro­posé par tout l’échiquier poli­tique aux dernières présidentielles.

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Com­mu­niqué : Sou­tien à Yan­nis Youlountas

Le 14 juin 2019

La Fédéra­tion anar­chiste apporte son sou­tien plein et entier à Yan­nis Youloun­tas, lâche­ment agressé par des néo-nazis, dans la nuit de jeu­di à ven­dre­di 145 juin 2019, au Pirée, Grèce.
Même s’il est hors de dan­ger, il a dû pass­er la nuit à l’hôpital. Yan­nis sem­ble avoir été suivi après être sor­ti du cen­tre social auto­géré Favela, alors que la nuit venait de tomber. Il por­tait un tee-shirt au logo de Favela qu’on venait de lui offrir. Par chance les trois agresseurs ont été dérangés par l’arrivée d’un groupe de per­son­nes en prove­nance de la sta­tion de tram voi­sine. Yan­nis a aus­sitôt été emmené aux urgences.
La Fédéra­tion anar­chiste souhaite un prompt rétab­lisse­ment à Yan­nis et réaf­firme son engage­ment antifasciste.
No pasaran !

 

Fédéra­tion Anarchiste

Com­mu­niqué : A quoi joue le gouvernement ?

 

Com­mu­niqué com­mun – Same­di 25 mai à Amiens :

Nassé-e‑s, gazé-e‑s, provo­qué-e‑s, empêché-e‑s de man­i­fester, bru­tale­ment réprimé-e‑s.…
130 man­i­fes­tant-e‑s inter­pel­lé-e‑s par la police !

A quoi joue le gouvernement ?

 

Le bilan des pou­voirs publics sur cette journée de man­i­fes­ta­tion est lourd : un cortège lam­iné sci­em­ment par l’in­ter­ven­tion des CRS, avec de petits groupes de man­i­fes­tant-e‑s désori­en­té-e‑s, qui ten­tent avec dif­fi­culté de fuir par les rues adja­centes. 130 inter­pel­la­tions. Des tirs de LBD. Des blessé-e‑s. Une pluie d’a­mendes de 135 euros pour man­i­fes­ta­tion illicite. Des con­vo­ca­tions au poste de police. Des com­paru­tions immé­di­ates, où des jeunes sont con­damné-e‑s après une par­o­die de procès.

Dès le matin, alors qu’un petit groupe de gilets jaunes, de mil­i­tant-e‑s, mon­tent à la Hotoie les ton­nelles d’un vil­lage asso­ci­atif et mil­i­tant déclaré en Pré­fec­ture, où se dérouleront les débats, dans le calme, la présence poli­cière est totale­ment dis­pro­por­tion­née. Les stands sont fouil­lés, la respon­s­able de la LDH est intimidée par un agent qui la vise de son LBD pour l’empêcher de filmer. Des per­son­nes sont inter­pel­lé-e‑s alors qu’elles rejoignent la Hotoie et sont placé-e‑s en GAV. La police est omniprésente, en con­fronta­tion directe avec des man­i­fes­tant-e‑s, dès le matin. Le ton est donné.

L’après-midi, 2000 man­i­fes­tant-e‑s sont pour­tant présent-e‑s à l’ap­pel des gilets jaunes et d’une série d’or­gan­i­sa­tions syn­di­cales ou poli­tiques. Il-elle‑s seront gazé-e‑s rapi­de­ment. Le par­cours dis­cuté en amont avec les autorités est ren­du impos­si­ble par des bar­rages de police. Place de la gare, alors que toutes les ban­ques sur le cen­tre-ville sont pro­tégées, la Caisse d’É­pargne ne l’est pas ! Le cor­don de CRS qui la « pro­tège » habituelle­ment est en retrait, la livrant à la colère pop­u­laire après plusieurs gaza­ges des man­i­fes­tant-e‑s. “Aux fenêtres autour de cette banque, caméras et appareils pho­tos sont prêts à enregistrer.”

Le cortège sera à nou­veau nassé, rue Jules Barni, et saucis­son­né. Les tirs de LBD vont pleu­voir. Plusieurs man­i­fes­tant-e‑s, totale­ment paci­fiques, sont visé-e‑s, touché-e‑s par des tirs sans aucune rai­son. Des rafles auront lieu dans les groupes de man­i­fes­tant-e‑s désori­en­té-e‑s, qui ten­tent de rejoin­dre la Hotoie, point d’ar­rivée de la manif. Place René Gob­let 80 man­i­fes­tant-e‑s se retrou­vent face a une charge de CRS qui les gazent, les nassent, les hum­i­lient en forçant une par­tie d’en­tre elles-eux à rester allongé-e‑s, face con­tre terre avant d’être emmené-es par petits groupes au com­mis­sari­at pour être ver­bal­isé-es. Les grenades lacry­mogènes ont été lancées en plein milieu d’un parc pour­tant large­ment fréquen­té à cette heure par des familles et des enfants.

Plus loin, place de l’Hô­tel de Ville, nou­veaux jets de grenades lacry­mogènes, sur un manège pour enfant, qui con­tin­ue de tourn­er dans un nuage de gaz.

“Lun­di, au com­mis­sari­at de police, on explique à des jeunes, inter­pel­lés alors qu’il-elles se rendaient seul-e‑s ou à deux au vil­lage asso­ci­atif, et con­vo­qués en audi­tion libre, qu’il leur faut accepter « un stage de citoyen­neté » pour éviter le procès, ou ça va « barder pour eux ». Sans l’avoir com­pris, il-elle‑s vien­nent de sign­er une recon­nais­sance de cul­pa­bil­ité, sans pos­si­bil­ité de recours ! D’autres passent en com­paru­tion immé­di­ate, men­acé-es d’être placé-e‑s en déten­tion pro­vi­soire s’ils-elles deman­dent un report de l’au­di­ence pour pré­par­er leur défense.”

Brigitte Fouré, maire d’Amiens, s’est van­tée dans la presse d’avoir suivi de près la ges­tion de l’or­dre con­join­te­ment avec la pré­fec­ture, elle-même en lien réguli­er avec le min­istère de l’In­térieur… C’est donc très clair : cette répres­sion bru­tale, sans aucun autre but que de ter­roris­er et dia­bolis­er les man­i­fes­tant-e‑s, faite de provo­ca­tions et de vio­lences est de la respon­s­abil­ité non seule­ment de la pré­fec­ture mais aus­si du gouvernement.

Nous n’ac­cep­tons pas cette remise en cause bru­tale du droit de man­i­fester. Réu­nies ce mar­di, nos organ­i­sa­tions ont décidé de mesures pour organ­is­er la défense des vic­times de cette répres­sion, aux­quelles elles assurent tout leur soutien.

Nous deman­dons à être reçu-e‑s sans délai par la pré­fec­ture de la Somme.

 

Alter­na­tive Lib­er­taire, CGT UD 80, CNT-STE 80, Col­lec­tif Alexan­dre Mar­ius Jacob, Ensem­ble 80, FSU 80, Gilets jaunes Réfrac­taires du 80, Groupe Georges Morel de la Fédéra­tion Anar­chiste, LDH, LFI Amiens, POI 80, Sol­idaires 80

 

Com­mu­niqué de la Fédéra­tion Anar­chiste : Agres­sion au sein de la librairie Publico

[édité le 17.05.2019]

Com­mu­niqué :

Paris, le 3 mai 2019

Un com­pagnon anar­chiste a été vio­lem­ment attaqué à coups de couteau dans la librairie Pub­li­co hier après-midi. A pri­ori, rien ne mon­tre qu’il s’agisse de le vis­er spé­ci­fique­ment mais plutôt l’or­gan­i­sa­tion dans laque­lle il milite : la Fédéra­tion Anar­chiste.Nous ne nous lais­serons pas impuné­ment men­ac­er, intimider ou violenter.
Nous con­tin­uerons à lut­ter et à porter, même en ces temps d’ob­scu­ran­tisme, haut et clair, nos mes­sages poli­tiques, qui sans doute dérangent en ces temps de lutte. Nous con­tin­uons le com­bat con­tre cette société qu’on nous impose.

Sol­i­dar­ité avec notre com­pagnon, Sol­i­dar­ité avec Publico,
Vive l’anarchie.

Fédéra­tion Anarchiste

 

Déc­la­ra­tion com­mune lib­erté d’ex­pres­sion, Paris le 6 mai 2019 en pdf et en plusieurs langues.

Soirée ciné-débat du POING, le 08 févri­er 2019, à 19h00

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Le col­lec­tif Alexan­dre Mar­ius Jacob et LE POING, le jour­nal qui ne prend pas de gants, invi­tent Hugues Lenoir, enseignant-chercheur en Sci­ences de l’Éducation et mil­i­tant à la Fédéra­tion Anar­chiste, pour une con­férence sur la péd­a­gogie lib­er­taire. En sec­onde par­tie de soirée, Benoît Drouart, syn­di­cal­iste enseignant, présen­tera une analyse cri­tique des réformes du lycée.

Réforme après réforme, l’enseignement en France n’en finit pas de mourir et on défile régulière­ment dans les rues pour défendre sur le principe ce ser­vice pub­lic. Le refrain est bien con­nu, moins de moyens, plus de con­cur­rence (entre les élèves, entre les étab­lisse­ments, entre les pays) pour tou­jours plus « d’insertion dans les bassins d’emploi locaux » et tou­jours moins d’émancipation pour les enfants, futurs adultes tra­vailleurs, ou chômeurs, tous bien­tôt plongés dans le grand bain du marché cap­i­tal­iste « libre et non faussé ». A trop être sur la défen­sive, il ne faudrait pas oubli­er que les lib­er­taires ont égale­ment des propo­si­tions pour bous­culer l’organisation matérielle et sym­bol­ique de l’éducation. Le pro­jet d’une péd­a­gogie lib­er­taire est au cen­tre des préoc­cu­pa­tions des anar­chistes depuis longtemps car elle con­stitue un des out­ils cen­traux de la trans­for­ma­tion sociale que nous souhaitons.

Réformes actuelles et alter­na­tives lib­er­taires, c’est pour en par­ler que nous vous don­nons ren­dez-vous : le ven­dre­di 08 févri­er à 19h00, Salle Mau­rice Hon­este, 67 boule­vard du Cange, Amiens.

Ami­cale­ment,

Le col­lec­tif Alexan­dre Mar­ius Jacob et LE POING, le jour­nal qui ne prend pas de gants

Après-midi ciné-débat, le dimanche 03 févri­er 2019, à 15h00

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LE POING, le jour­nal qui ne prend pas de gants, et le Col­lec­tif Alexan­dre Mar­ius Jacob invi­tent le réal­isa­teur Yan­nis Youloun­tas à présen­ter son dernier film L’Amour et la Révolution.

Le dimanche 03 févri­er à 15h00 à l’Accueil Froid — Nuke 
21 rue de Sul­ly — espace 18
Amiens
Entrée sur adhé­sion (adh : 2€)

Ce sera aus­si l’oc­ca­sion d’une grande col­lecte pour un con­voi sol­idaire pour la Grèce.Vous trou­verez toutes les infor­ma­tions ici

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