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Post 1er Mai

Le pre­mier Mai est passé. Les cerisiers du Japon étaient en fleur, c’é­tait beau.

Le col­lec­tif lib­er­taire d’Amiens s’est invité au défilé regroupant cen­trales syn­di­cales (CGT, FSU, etc.), par­tis du front de gauche, struc­tures poli­tiques divers­es (CDDF, ATTAC, RESF, etc.) et asso­ci­a­tions. Com­posée d’en­v­i­ron 200 per­son­nes, la pro­ces­sion fut courte, quelques pâtés de maisons et le cortège était revenu au point de départ, le parc de la Hotoie. Le cen­tre-ville a ain­si été évité tout comme les nom­breux badauds aux­quels auraient pu être dis­tribués des tracts de pro­pa­gan­des : ouf, la République n’a pas été mise en péril !!! Nous avons tout juste eu le temps de dif­fuser l’As­ti­cot n°3, spé­cial pre­mier mai, c’est dire la longueur du trajet.

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En mai, dépous­sière tes idées

Cette année le spec­ta­cle fam­i­li­er des défilés du 1er mai se joue sur fond d’Arcelor­mit­tal, de PSA et, locale­ment, de Goodyear.

Plutôt que de piocher par­mi les thé­ma­tiques habituelles types « rap­ports de hiérar­chie au sein des syn­di­cats », « sur­con­som­ma­tion et obso­les­cence pro­gram­mée », « crise sys­témique du cap­i­tal­isme », il est peut-être temps de revenir à quelques fon­da­men­taux, trop sou­vent refoulés, sur le tra­vail, et les travailleurs.

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Réu­nion publique du col­lec­tif lib­er­taire, le 22 mars 2013, à 20h00

Le col­lec­tif lib­er­taire amiénois organ­ise une réu­nion débat sur le nucléaire, “Doit-on sépar­er la cri­tique du nucléaire de celle de la société qui le rend néces­saire ?”, le ven­dre­di 22 mars 2013 à par­tir de 20h00 à l’espace Dewail­ly (à côté du Col­i­se­um) à Amiens. La soirée se fini­ra autour d’un PPP (pain-pâté-pinard).

Je reprendrai bien une tranche d’État

Lors de la précé­dente réu­nion publique sur la tech­nolo­gie, un copain, pour se sor­tir d’une argu­men­ta­tion qu’il peinait à con­clure, coupa court en posant à l’assem­blée la ques­tion : « Mais au final qu’est ce que l’État ? ». Plus qu’une sim­ple pirou­ette, cette inter­ro­ga­tion reflé­tait une gêne évi­dente à enten­dre, au cours des échanges, con­stam­ment désign­er l’État comme enne­mi ultime, sans que soit menée une quel­conque réflex­ion sur sa nature. C’est pour cette rai­son et après d’âpres dis­cus­sions que fut décidé un débat inti­t­ulé « État critique ».
La tech­nique de tour de parole instau­rée lors des réu­nions évite au mieux les pris­es de parole intem­pes­tives et autori­taires et per­met d’abor­der de manière très dynamique et de plusieurs points de vue une prob­lé­ma­tique. Dans ce cas pré­cis, un cer­tain nom­bre de représen­ta­tions de l’État était com­muné­ment partagé, le prob­lème étant, in fine, d’en pro­pos­er une déf­i­ni­tion exploitable qui évite les amal­games boi­teux type « société=État » et qui dépasse la sim­ple énuméra­tion de ses réal­i­sa­tions coercitives.

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Extrême-gauche, anomie : des mots justes, des idées précises.

L’im­mer­sion récente du groupe Alexan­dre Mar­ius Jacob dans l’u­nivers asso­ci­atif et mil­i­tant amiénois, via sa par­tic­i­pa­tion au CDDF, expose néces­saire­ment à des con­fu­sions. C’est pourquoi il est néces­saire d’ef­fectuer quelques rappels.

Le pre­mier point, impor­tant à soulign­er car l’er­reur est aus­si véhiculée par cer­tains anar­chistes, est le suiv­ant : les mou­ve­ments lib­er­taires NE com­posent PAS l’ex­trême extrême-gauche, ni l’ex­trême-gauche, ni aucun quarti­er du champ poli­tique réduit au par­lemen­tarisme et à la com­péti­tion des par­tis. Cette ten­ta­tive de géolo­cal­i­sa­tion n’est pas inno­cente puisqu’elle per­me­t­trait de légitimer le sys­tème poli­tique actuel : quelles que soient les idéolo­gies (fas­ciste, con­ser­va­trice, social­iste, com­mu­niste et donc, si l’on en croit la rumeur, anar­chiste), toutes s’in­scriraient dans cet espace de jeu aux règles élec­torales com­muné­ment admis­es. Don­ner à penser l’ac­tiv­ité poli­tique comme cir­con­scrite à un dépôt de bul­letin, à quelques activ­ités asso­cia­tives ou syn­di­cales est le meilleur moyen pour main­tenir la fron­tière entre pro­fanes et « adoubés », grâce, entre autres, à la pro­fes­sion­nal­i­sa­tion de la poli­tique. Dans ces con­di­tions quoi de plus nor­mal que les médias grand-pub­lic ressas­sent à l’en­vie l’a­mal­game anar­chisme-extrême-gauche ? S’il est per­mis de douter de la pro­bité intel­lectuelle de ces chiens de garde, il serait impru­dent de leur prêter une naïveté bon-enfant.

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