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Le premier Mai est passé. Les cerisiers du Japon étaient en fleur, c’était beau.
Le collectif libertaire d’Amiens s’est invité au défilé regroupant centrales syndicales (CGT, FSU, etc.), partis du front de gauche, structures politiques diverses (CDDF, ATTAC, RESF, etc.) et associations. Composée d’environ 200 personnes, la procession fut courte, quelques pâtés de maisons et le cortège était revenu au point de départ, le parc de la Hotoie. Le centre-ville a ainsi été évité tout comme les nombreux badauds auxquels auraient pu être distribués des tracts de propagandes : ouf, la République n’a pas été mise en péril !!! Nous avons tout juste eu le temps de diffuser l’Asticot n°3, spécial premier mai, c’est dire la longueur du trajet.
Cette année le spectacle familier des défilés du 1er mai se joue sur fond d’Arcelormittal, de PSA et, localement, de Goodyear.
Plutôt que de piocher parmi les thématiques habituelles types « rapports de hiérarchie au sein des syndicats », « surconsommation et obsolescence programmée », « crise systémique du capitalisme », il est peut-être temps de revenir à quelques fondamentaux, trop souvent refoulés, sur le travail, et les travailleurs.
Le mardi 30 avril, le film La saga des Conti est projeté au cinéma Orson Welles de la maison de la culture d’Amiens, à 20h30. La projection sera suivie d’un débat en présence du réalisateur.

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Poursuivant le cycle de ses réunions bimestrielles, le collectif libertaire amiénois organise, le vendredi 24 mai, à partir de 20h00 à l’espace Dewailly, une réunion-débat intitulée “Perspectives révolutionnaires du féminisme”. La soirée se finira autour d’un PPP (pain-pâté-pinard).
A l’occasion de la pièce “Ecrits et cris” sur la vie de Louise Michel, jouée dimanche 10 mars, à Poix de Picardie, le groupe Alexandre Marius Jacob a réalisé et diffusé le tract ci-dessous (disponible ici en pdf, mise en page recto/verso).

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Le collectif libertaire amiénois organise une réunion débat sur le nucléaire, “Doit-on séparer la critique du nucléaire de celle de la société qui le rend nécessaire ?”, le vendredi 22 mars 2013 à partir de 20h00 à l’espace Dewailly (à côté du Coliseum) à Amiens. La soirée se finira autour d’un PPP (pain-pâté-pinard).

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Lors de la précédente réunion publique sur la technologie, un copain, pour se sortir d’une argumentation qu’il peinait à conclure, coupa court en posant à l’assemblée la question : « Mais au final qu’est ce que l’État ? ». Plus qu’une simple pirouette, cette interrogation reflétait une gêne évidente à entendre, au cours des échanges, constamment désigner l’État comme ennemi ultime, sans que soit menée une quelconque réflexion sur sa nature. C’est pour cette raison et après d’âpres discussions que fut décidé un débat intitulé « État critique ».
La technique de tour de parole instaurée lors des réunions évite au mieux les prises de parole intempestives et autoritaires et permet d’aborder de manière très dynamique et de plusieurs points de vue une problématique. Dans ce cas précis, un certain nombre de représentations de l’État était communément partagé, le problème étant, in fine, d’en proposer une définition exploitable qui évite les amalgames boiteux type « société=État » et qui dépasse la simple énumération de ses réalisations coercitives.
L’immersion récente du groupe Alexandre Marius Jacob dans l’univers associatif et militant amiénois, via sa participation au CDDF, expose nécessairement à des confusions. C’est pourquoi il est nécessaire d’effectuer quelques rappels.
Le premier point, important à souligner car l’erreur est aussi véhiculée par certains anarchistes, est le suivant : les mouvements libertaires NE composent PAS l’extrême extrême-gauche, ni l’extrême-gauche, ni aucun quartier du champ politique réduit au parlementarisme et à la compétition des partis. Cette tentative de géolocalisation n’est pas innocente puisqu’elle permettrait de légitimer le système politique actuel : quelles que soient les idéologies (fasciste, conservatrice, socialiste, communiste et donc, si l’on en croit la rumeur, anarchiste), toutes s’inscriraient dans cet espace de jeu aux règles électorales communément admises. Donner à penser l’activité politique comme circonscrite à un dépôt de bulletin, à quelques activités associatives ou syndicales est le meilleur moyen pour maintenir la frontière entre profanes et « adoubés », grâce, entre autres, à la professionnalisation de la politique. Dans ces conditions quoi de plus normal que les médias grand-public ressassent à l’envie l’amalgame anarchisme-extrême-gauche ? S’il est permis de douter de la probité intellectuelle de ces chiens de garde, il serait imprudent de leur prêter une naïveté bon-enfant.
