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Faut-il prendre au sérieux l’existence de l’État ? Est-il un concept plus flou que celui d’État ?
Les marxistes y ont vu l’instrument de domination de la classe dominante sur la société civile tandis que les penseurs libéraux l’ont considéré comme un moyen pour asseoir l’ordre juridique dont les droits de l’homme formeraient le socle sacré.
Certains travaux sociologiques contemporains invitent à envisager l’Etat non pas comme une donnée de la nature mais comme un ensemble de processus historiques. Sa construction résulterait d’une concentration de capitaux constituant des groupes légitimes à parler au nom du bien public. La formation d’un appareil bureaucratique est inséparable de l’exercice d’une violence symbolique qui tend à faire accepter la légitimité de cette dépossession. Les formes de pensées d’Etat incorporées par les individus participent ainsi à la reproduction de l’ordre social.
Il n’en demeure pas moins que la destruction généralisée par l’application concrète de l’utopie néolibérale des quelques acquis obtenus à l’aune des luttes sociales du XXème siècle tend actuellement à saper les fondements de l’Etat. Comment allier alors une critique efficace de l’Etat et des violences qui s’y rattachent avec l’analyse de ses transformations actuelles, limitant ses champs d’action à la régulation d’un marché économique qui se voudrait pur et parfait ?
C’est pour débattre de cette question (entre autres) que le Collectif Libertaire d’Amiens organise, le 25 janvier 2013, à 20h00, une réunion publique intitulée “État critique” à l’espace Dewailly, 3 place Dewailly.
Le collectif libertaire amiénois organise une réunion débat autour de la notion d’Etat, le vendredi 25 janvier 2013 à partir de 20h00 à l’espace Dewailly (à côté du Coliseum) à Amiens. La soirée se finira autour d’un PPP (pain-pâté-pinard).
Le vendredi 30 novembre s’est tenue la réunion constitutive d’un Collectif Départemental pour les Droits des Femmes (CDDF) à Amiens. Y ont assisté des représentants de divers partis de gauche (à l’exception, bien entendu, des occupants actuels de la mairie), de syndicats, d’associations et du groupe Alexandre Marius Jacob. Le groupe est signataire, à côté de ces organisations, du communiqué de presse annonçant la création de ce projet (voir PDF). En s’associant ainsi librement, nous espérons que les actions et les réflexions menées par le Collectif sauront dépasser la simple récupération des luttes spécifiques pour des raisons électorales par les politburos, afin d’apporter des solutions globales et cohérentes.
Fin octobre, le collectif libertaire d’Amiens organisait une réunion sur le thème de la technologie et des modifications sociales qu’entraînait le « progrès technologique ».
Le débat fut riche en arguments,et après que l’amalgame technologie-technique eut été consommé, un élément commun est ressorti des différents témoignages : la transformation du travail par le changement des techniques s’est souvent accompagnée d’une diminution conséquente des postes, de la modification radicale ‑voire de la disparition- de procédés de fabrication ou de modalités d’action vécue comme la dépossession d’un savoir-faire, et de la multiplication des moyens de surveillance mis à disposition des contremaîtres et chefs en tout genre.
L’automatisation des tâches s’accompagnant de l’informatisation, l’outil informatique fut aussi au centre d’une discussion soutenue, dont certains points méritent d’être repris, ordonnés et développés dans une perspective libertaire.
Version modifiée lors du 68e Congrès de la Fédération anarchiste réuni les 11, 12 et 13 juin 2011 à Corbigny
Préambules
Nous, anarchistes, réunis à la Fédération anarchiste, sommes conscients de la nécessité de l’organisation spécifique. Nous propageons nos idées et voulons réaliser une révolution radicale et globale, à la fois économique et sociale, afin que soient détruites les sociétés fondées sur la propriété privée ou étatique des moyens de production et de la distribution, toutes les exploitations, l’ignorance et la misère, ainsi que les rapports d’autorité.
Le Comité de relations
Un comité de coordination existe dans le but de faire connaître les informations, suggestions, propositions pouvant émaner d’un individu ou d’un groupe, sans autre droit, pour les camarades composant ce comité, que celui de n’importe quel autre militant de présenter propositions, suggestions, informations.
La seule dérogation à cela peut être constituée par des initiatives touchant l’adhésion à un congrès, cartel, comité (exemples : congrès anarchiste international, Forces libres de la Paix).
Il va de soi que, dans ces divers organismes, le fond même de notre idéologie ne doit pas être remis en cause et que notre présence ne doit viser qu’à des buts précis : opposition à la guerre, efforts pour arracher des militant-e‑s à la mort, protestations contre une agression contre le peuple.
Le collectif libertaire amiénois organise une réunion débat autour des technologies, le vendredi 26 octobre 2012 à partir de 20h00 à l’espace Dewailly (à côté du Coliseum) à Amiens. La soirée se finira autour d’un PPP (pain-pâté-pinard).
© 2026 Groupe Georges Morel - FA - Amiens
Thème original d' Anders Noren - modifié par J.-B. Barilla