Catégorie : Billets d'humeur (Page 2 sur 2)

Catéchisme élé­men­taire

Écrivains, cor­recteurs, édi­teurs, libraires, lecteurs… cama­rades, amis, amants, par­ents, enfants, enseignants… répub­li­cains, monar­chistes, fas­cistes, com­mu­nistes, anar­chistes, syn­di­cal­istes, ouvri­ers, patrons : ce sont les rela­tions d’in­ter­dépen­dance entre les indi­vidus qui étab­lis­sent la société. Son éti­ole­ment résulte du déséquili­bre dans ces rap­ports, par le main­tien de hiérarchies.
En fonc­tion des objec­tifs que se don­nent les groupes humains, le principe de sub­or­di­na­tion y est iné­gale­ment ques­tion­né voire admis comme allant de soi.
Cer­tains groupes se revendi­quant lib­er­taires esti­ment pou­voir faire l’é­conomie de réflex­ions col­lec­tives quant à leur manière de fonc­tion­ner au nom de la « sou­p­lesse », du « besoin de réactivité »…

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« De tous temps les femmes n’ont-elles pas… ? »

Hasard éton­nant, la réu­nion inti­t­ulée « Per­spec­tive révo­lu­tion­naire du fémin­isme » a regroupé autant de femmes que d’hommes. La présence impor­tante de par­tic­i­pant-e‑s ne grav­i­tant pas spé­ciale­ment autour du col­lec­tif lib­er­taire mon­tre que le sujet n’est cer­taine­ment pas passé de mode. L’amorce des échanges, mal­gré deux textes intro­duc­tifs bien ficelés, a été un peu crispé, le thème requérant un min­i­mum d’at­ten­tion quant à la for­mu­la­tion des idées (puisqu’en gram­maire, le neu­tre est mas­culin, le lan­gage est-il neutre ?).

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Fukushi­ma quand tu nous tiens…

À l’oc­ca­sion de l’an­niver­saire de Fukushi­ma, s’est tenue une réu­nion publique du col­lec­tif lib­er­taire, à l’e­space Dewail­ly, qui posait la ques­tion suiv­ante : « Doit-on sépar­er la cri­tique du nucléaire de celle de la société qui le rend néces­saire ? ». Plusieurs points ont été abor­dés de manière très libre au cours de la dis­cus­sion. En voici quelques-uns.

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Post 1er Mai

Le pre­mier Mai est passé. Les cerisiers du Japon étaient en fleur, c’é­tait beau.

Le col­lec­tif lib­er­taire d’Amiens s’est invité au défilé regroupant cen­trales syn­di­cales (CGT, FSU, etc.), par­tis du front de gauche, struc­tures poli­tiques divers­es (CDDF, ATTAC, RESF, etc.) et asso­ci­a­tions. Com­posée d’en­v­i­ron 200 per­son­nes, la pro­ces­sion fut courte, quelques pâtés de maisons et le cortège était revenu au point de départ, le parc de la Hotoie. Le cen­tre-ville a ain­si été évité tout comme les nom­breux badauds aux­quels auraient pu être dis­tribués des tracts de pro­pa­gan­des : ouf, la République n’a pas été mise en péril !!! Nous avons tout juste eu le temps de dif­fuser l’As­ti­cot n°3, spé­cial pre­mier mai, c’est dire la longueur du trajet.

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En mai, dépous­sière tes idées

Cette année le spec­ta­cle fam­i­li­er des défilés du 1er mai se joue sur fond d’Arcelor­mit­tal, de PSA et, locale­ment, de Goodyear.

Plutôt que de piocher par­mi les thé­ma­tiques habituelles types « rap­ports de hiérar­chie au sein des syn­di­cats », « sur­con­som­ma­tion et obso­les­cence pro­gram­mée », « crise sys­témique du cap­i­tal­isme », il est peut-être temps de revenir à quelques fon­da­men­taux, trop sou­vent refoulés, sur le tra­vail, et les travailleurs.

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Je reprendrai bien une tranche d’État

Lors de la précé­dente réu­nion publique sur la tech­nolo­gie, un copain, pour se sor­tir d’une argu­men­ta­tion qu’il peinait à con­clure, coupa court en posant à l’assem­blée la ques­tion : « Mais au final qu’est ce que l’État ? ». Plus qu’une sim­ple pirou­ette, cette inter­ro­ga­tion reflé­tait une gêne évi­dente à enten­dre, au cours des échanges, con­stam­ment désign­er l’État comme enne­mi ultime, sans que soit menée une quel­conque réflex­ion sur sa nature. C’est pour cette rai­son et après d’âpres dis­cus­sions que fut décidé un débat inti­t­ulé « État critique ».
La tech­nique de tour de parole instau­rée lors des réu­nions évite au mieux les pris­es de parole intem­pes­tives et autori­taires et per­met d’abor­der de manière très dynamique et de plusieurs points de vue une prob­lé­ma­tique. Dans ce cas pré­cis, un cer­tain nom­bre de représen­ta­tions de l’État était com­muné­ment partagé, le prob­lème étant, in fine, d’en pro­pos­er une déf­i­ni­tion exploitable qui évite les amal­games boi­teux type « société=État » et qui dépasse la sim­ple énuméra­tion de ses réal­i­sa­tions coercitives.

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Extrême-gauche, anomie : des mots justes, des idées précises.

L’im­mer­sion récente du groupe Alexan­dre Mar­ius Jacob dans l’u­nivers asso­ci­atif et mil­i­tant amiénois, via sa par­tic­i­pa­tion au CDDF, expose néces­saire­ment à des con­fu­sions. C’est pourquoi il est néces­saire d’ef­fectuer quelques rappels.

Le pre­mier point, impor­tant à soulign­er car l’er­reur est aus­si véhiculée par cer­tains anar­chistes, est le suiv­ant : les mou­ve­ments lib­er­taires NE com­posent PAS l’ex­trême extrême-gauche, ni l’ex­trême-gauche, ni aucun quarti­er du champ poli­tique réduit au par­lemen­tarisme et à la com­péti­tion des par­tis. Cette ten­ta­tive de géolo­cal­i­sa­tion n’est pas inno­cente puisqu’elle per­me­t­trait de légitimer le sys­tème poli­tique actuel : quelles que soient les idéolo­gies (fas­ciste, con­ser­va­trice, social­iste, com­mu­niste et donc, si l’on en croit la rumeur, anar­chiste), toutes s’in­scriraient dans cet espace de jeu aux règles élec­torales com­muné­ment admis­es. Don­ner à penser l’ac­tiv­ité poli­tique comme cir­con­scrite à un dépôt de bul­letin, à quelques activ­ités asso­cia­tives ou syn­di­cales est le meilleur moyen pour main­tenir la fron­tière entre pro­fanes et « adoubés », grâce, entre autres, à la pro­fes­sion­nal­i­sa­tion de la poli­tique. Dans ces con­di­tions quoi de plus nor­mal que les médias grand-pub­lic ressas­sent à l’en­vie l’a­mal­game anar­chisme-extrême-gauche ? S’il est per­mis de douter de la pro­bité intel­lectuelle de ces chiens de garde, il serait impru­dent de leur prêter une naïveté bon-enfant.

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Le logi­ciel libre : la réap­pro­pri­a­tion de l’outil informatique

Fin octo­bre, le col­lec­tif lib­er­taire d’Amiens organ­i­sait une réu­nion sur le thème de la tech­nolo­gie et des mod­i­fi­ca­tions sociales qu’en­traî­nait le « pro­grès technologique ».
Le débat fut riche en arguments,et après que l’a­mal­game tech­nolo­gie-tech­nique eut été con­som­mé, un élé­ment com­mun est ressor­ti des dif­férents témoignages : la trans­for­ma­tion du tra­vail par le change­ment des tech­niques s’est sou­vent accom­pa­g­née d’une diminu­tion con­séquente des postes, de la mod­i­fi­ca­tion rad­i­cale ‑voire de la dis­pari­tion- de procédés de fab­ri­ca­tion ou de modal­ités d’ac­tion vécue comme la dépos­ses­sion d’un savoir-faire, et de la mul­ti­pli­ca­tion des moyens de sur­veil­lance mis à dis­po­si­tion des con­tremaîtres et chefs en tout genre.
L’au­toma­ti­sa­tion des tâch­es s’ac­com­pa­g­nant de l’in­for­ma­ti­sa­tion, l’outil infor­ma­tique fut aus­si au cen­tre d’une dis­cus­sion soutenue, dont cer­tains points méri­tent d’être repris, ordon­nés et dévelop­pés dans une per­spec­tive libertaire.

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